Les 5 grands classiques de la littérature française que j’ai dévoré.

Etant étudiante en lettres modernes, la littérature et la lecture sont une part importante de ma vie et sont très présentes dans mon quotidien. A travers cet article, je souhaite partager avec vous 5 de mes oeuvres favorites, toutes écrites par des auteurs qui ont beaucoup compté pour la littérature française et dont nous avons tous (ou presque) entendu parler pendant notre cursus scolaire.

  • Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand (1897)

En tant qu’inconditionnelle des grandes histoires d’amour, il n’est pas surprenant de retrouver cet ouvrage en tête de mon classement. Je pourrais en parler pendant des heures tellement ce livre me passionne. Je l’ai découvert par l’entremise d’un extrait que l’on devait étudier en classe de première L pendant le cours de français et à la suite duquel, j’ai décidé de lire l’intégralité de la pièce. C’est un véritable bijou, fascinant de par sa singularité, la complexité de son intrigue, la finesse du style et la profondeur des personnages. Sous la plume de l’auteur naisse des dialogues magistraux aux répliques cultissimes dont Cyrano, esprit fiévreux et indépendant, fier et chevaleresque est le porte parole.

L’adaptation cinématographique de 1990 est par ailleurs très bonne et je ne me lasse pas d’écouter Depardieu déclamer les vers de ce héros intemporel.

  • L’écume des jours de Boris Vian (1947)

De Boris Vian je ne connaissais que Le Déserteur, cette fameuse lettre ouverte au président de la Rébublique que vous avez sans aucun doute étudiez à un moment donné de votre cursus scolaire puisque personne ne semble y couper. J’avais toujours entendu parler de l’Ecume des jours sans vraiment m’y intéresser bien que ce titre poétique et énigmatique m’ait beaucoup attiré. Et puis le mois dernier, en furetant au rayon XXème siècle à la bibliothèque universitaire, je suis tombée dessus par hasard. Je l’ai pris et .. je l’ai dévoré. J’ai tout de suite été séduite par l’esthétisme et la singularité de l’univers imagé du livre. L’écriture subtile et imprévisible de l’auteur, sous des airs désinvoltes nous entraîne en réalité au coeur de réflexions profondes sur la société et l’existence. Ce livre n’en est pas un. Il est plein de formes, de couleurs, de sons et donne l’étrange impression de s’éveiller d’un songe qui semble bien réel.

J’avoue que l’adaptation cinématographique du livre sortie en 2013 m’a un peu laissée de marbre. Si le casting était prometteur (Audrey Tautou, Omar Sy, Romain Duris, Gad Elmaleh), le trop plein d’effets visuels et l’impression permanente que les émotions ont été bannies au profit d’enjeux esthétiques superficiels m’a un peu déçue. Je pense que le film ne rend pas vraiment justice à l’univers poétique de Vian.

  • Notre coeur de Guy de Maupassant. (1890)

J’ai également découvert ce livre au début de l’année. J’aime beaucoup Maupassant qui fait partie de mes auteurs français favoris et dont j’ai lu bon nombre de romans et de nouvelles. Je n’avais pourtant jamais entendu parler de Notre coeur et de toutes ses oeuvres, c’est sans aucun doute celle que je préfère. C’est l’histoire d’une femme du monde froide, moderne et cruelle qui ne sait pas aimer et d’un homme mélancolique et dévoré, qui pour son plus grand malheur ne peut pas s’en empêcher. Maupassant révèle les tourments de la passion, chaque désir inassouvi, chaque mouvement de coeur et chaque peur intime dont est victime le héros et ce avec tant de finesse et de précision qu’elle en devient palpable. Ce qui m’a frappé et particulièrement plu, c’est cette prise de conscience de l’incroyable modernité de l’écriture et de l’universalité des émotions dépeintes qui m’ont fait me sentir si proche des personnages, cette impression qu’elles ne vieillissaient pas et voyageaient de siècles en siècles et bien entendu ce style fluide et précis, si singulier qui n’appartient qu’à Maupassant et qui reflète l’amour profond, qu’il soit passionnel, tendre, contraint ou avorté.

  • La dame aux Camélias d’Alexandre Dumas Fils (1852)

Outre le titre intriguant qui m’attirait beaucoup, (vous l’aurez compris, le titre joue un rôle important dans mes choix de lecture), c’est l’auteur qui m’a de suite intéresser. J’avais hâte de le découvrir. Dumas fils a certainement beaucoup pâtit de la réputation de son père, difficile d’exister dans l’ombre d’un géniteur si talentueux ! Pourtant, il ne démérite pas et ce roman en est la preuve. Si j’ai eu quelques difficultés à lire Manon Lescaut de l’Abbé Prévost, dont l’intrigue est analogue, je me suis plongée avec délice dans la lecture de celui-ci. De la fin tragique de l’héroïne que l’on découvre prématurément à travers la lecture à la condamnation de la frivolité du cercle mondain de la société parisienne, l’auteur n’épargne rien aux lecteurs et livre à travers un jeu de récits enchâssés une histoire d’amour complexe et avortée à laquelle on a envie de croire jusqu’à la dernière ligne du livre.

Le roman a été porté à l’écran en 1984 avec dans le rôle titre de l’amant éploré nul autre que notre Mr Darcy préféré: Colin Firth. J’ai hâte de le regarder !

  • Madame Bovary de Gustave Flaubert. (1857)

La cinquième et dernière oeuvre et sans doute l’une de celles qui ont le plus marqué ma scolarité n’est autre que le célèbre ouvrage de Flaubert, auteur réaliste par excellence et homme de lettres de renom. Je l’ai d’ailleurs lu à deux reprises. J’ai été profondément émue par la brutalité de la tragédie, la force du désespoir que l’auteur décrit de manière si détaillée et si vivante et le destin grave et tourmenté d’Emma. Flaubert démystifie la passion, condamne l’emportement des rêves et de l’imagination et peint à travers la lente descente aux enfers de l’héroïne le tableau d’une réalité cruelle et cynique. Et c’est sans aucun doute ce qui m’a le plus plu dans ce roman: découvrir cette vision, conception et appréhension de l’existence si singulière.

Et voilà, c’est tout pour aujourd’hui. Bien-sûr, la liste n’est pas exhaustive et je suis ravie que nous ayons la chance d’avoir une littérature française si riche et si diversifiée.

 

-Et vous, quels sont vos classiques préférés  ?

Pour quelles raisons ?-

{Crédit photo:Kaboompics}

5 commentaires

  1. Je ne connais pas le Maupassant que tu cites (du coup je le note), mais pour les 4 autres, je suis absolument d’accord avec toi, ce sont des merveilles que j’ai découvertes et aimées aussitôt ! Je rajouterais La Peste de Camus, Voyage au bout de la nuit de Céline, le théâtre de Racine, l’Assommoir de Zola, Zweig, Le vieil homme et la mer d’Hemingway et… bon j’arrête mon pavé mais en fait, j’adore les classiques, j’en (re)lis un tous les mois et il m’arrive rarement d’être déçue.

  2. Je me rappelle que j’avais beaucoup aimé « Thérèse Raquin » d’Emile Zola.
    Ce n’est pas un roman très joyeux mais à lire au moins une fois !
    La bise,

    Emilie / clichesdailleurs.com

    • Hahaha 😀 Je te comprends, les études de lettres nécessitent pas mal de lecture et si c’est une bonne chose en règle générale, parfois c’est carrément assommant de lire un livre qui ressemble plus à un pavé qu’autre chose 🙂
      Je te le conseille vraiment, il se lit facilement !

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